Salut à toi visiteur !
Sur ce modeste blog, tu trouveras plusieurs articles concernant le Japon. J'essaierai de traiter du plus de thèmes possible, allant de la vie traditionnelle au cinéma en passant par la J-music et le sport ainsi que bien d'autres sujets.
Je souhaite une bonne visite à tous ceux qui seront intéressés par le contenu de ce blog.
Les cyclistes japonais étant de plus en plus dangereux en ne respectant pas le code de la route, le gouvernement a décidé d'agir en conséquence. Dès le printemps prochain, la police sera chargée d'arrêter tout cycliste se servant d'un téléphone portable, tenant un parapluie ou bien encore roulant avec plus d'un enfant en passager. Un cycliste se faisant arrêter avec deux enfants "à bord" se verra infliger une amende de 20 000 yen. Encore plus grave, si un cycliste est arrêté la nuit alors qu'il n'a pas de lumières, il risque d'écoper d'une amende pouvant atteindre 50 000 yen.
Si la police a reçu pour ordre de sévir, c'est que les accidents qui ont lieu en vélo sont de plus en plus nombreux : en 2006, sur 174 000 accidents, 20% d'entre eux concernaient des cyclistes. Cependant, comme un policier le suggérait, il convient en parallèle de faire prendre conscience aux gens, et ce à partir de l'école, qu'ils doivent faire preuve de plus de responsabilité et de civilité lorsqu'ils déambulent en vélo dans les rues.
Pour mon premier article traitant de la J-music, j'ai décidé de m'attaquer à un monument du genre : Hideto Matsumoto, plus connu sous le nom de hide. C'est en effet pour beaucoup de japonais et de fans de J-music un grand artiste qui a énormément donné pour le rock et le monde du visual key.
Hide naît le 13 décembre 1964 à Yokosuka. Etant jeune, il subit les moqueries de ses camarades de classe à cause de son obésité, ce qui le traumatisera à vie (c'est d'ailleurs pour ça qu'on ne voit jamais ses bras lors de ses concerts et clips), et c'est dans le rock qu'il trouve son refuge. Le rock, il le découvre tout d'abord à travers Kiss, qui restera son groupe préféré. Voyant la passion pour la musique naître en lui, sa grand-mère lui offre une guitare électrique (une Gibson). Il passe dès lors tout son temps libre à en jouer en parallèle de ses études de coiffure qu'il suit dans le but de reprendre le salon de coiffure de ses parents. En même temps, il fonde son premier groupe : les Yokosuka Saber Tiger. Pour lui, ses études sont une roue de secours si le groupe ne marche pas, ce qui arrive d'ailleurs puisqu'il cesse son activité avant même d'être connu. C'est à ce moment là (en 1987) que Yoshiki le contacte pour savoir s'il veut intégrer son groupe : X (qui deviendra par la suite X-Japan). De part son excentricité, ses coiffures, couleurs de cheveux et tenues, il devient très vite le préféré du public. Le groupe connaît un certain succès mais le 5 août 1993, hide décide d'entamer sa carrière solo. Jusqu'alors guitariste, il se révèle néanmoins également très bon en chant. En 1997, X-Japan se sépare officiellement et hide se lie par la suite au groupe Spread Beaver avec lequel il enregistre un album en 1998. C'est d'ailleurs la même année qu'il sort un de ses plus gros tubes : Rocket Dive, en réponse à ceux qui l'accusent d'avoir causé la fin de X-Japan. Il forme également en paralèlle un groupe américain : Zilch, au son plus lourd.
Le clip de Rocket dive
Malhreureusement, le 2 mai 1998, hide est retrouvé par sa colocataire pendu avec une serviette à la poignée de sa salle de bain. Il y a deux versions quant à cette mort. Certains pensent que c'est un suicide alors que d'autres penchent plutôt pour un accident. En effet, cette nuit là, hide revenait d'une soirée bien arrosée et il aurait voulu détendre sa nuque endolorie par le poids de la guitare à l'aide de la serviette. Il se serait alors endormi sans s'apercevoir qu'il s'étouffait petit à petit.
La nouvelle de sa mort fut un véritable choc pour tous ses amis et fans. Lors de ses funérailles, se sont près de 80 000 fans qui vinrent lui rendre un dernier hommage ainsi que les membres de X-Japan qui chantèrent Forever love pour l'occasion. Trois de ses fans se suicidèrent à l'annonce de sa mort et une soixantaine d'autres durent être hospitalisés lors de ses funérailles. Hide était une personne généreuse et proche de son public, ce qui explique un tel afflux de fans. D'ailleurs, il avait été jusqu'à faire un don de moelle épinière pour une de ses fans atteinte d'une maladie extrêmement rare. Le Japon a sans nul doute perdu, avec la mort de ce chanteur, un très grand artiste bourré de talent et dont chaque chanson était une nouvelle expérience. En effet, aucun de ses albums ne se ressemblent et on pourrait qualifier son style de rock expérimental. Bref, c'était un artiste complet dont le talent ne peut laisser indifférent.
Comme je le laissais entendre dans le second article, le base-ball au Japon semble aujourd'hui menacé par le départ de ses meilleurs joueurs qui partent tenter l'aventure aux Etats-Unis. Ce sport a en effet tellement enthousiasmé tout un peuple qu'il semble à l'heure actuelle victime de son succès.
L'exemple le plus représentatif de ce phénomène fut le transfert de la star des Yomiuri Giants, Hideki Matsui (considéré comme le meilleur frappeur-clé japonais), en 2003 pour l'équipe américaine des New York Yankees. Les japonais se réjouissaient de cela et étaient impatients de voir ce dernier faire ses preuves parmi l'élite. Cependant, les Yomiuri Giants ont vu, suite au départ de leur joueur vedette, leur cote d'écoute à la télévision chuter. Le pire dans tout cela est que les "Giants" n'ont pu empêché ce transfert à cause du système d'agent libre, qui permet à tout joueur de choisir dans quelle équipe il veut jouer.
Hideki Matsui
Ceci nous amène au second problème qui est en train de nuire au base-ball japonais. En effet, ce système d'agent libre est surtout favorable aux équipes les plus riches, les Yomiuri Giants en tête, qui peuvent acquérir les meilleurs joueurs au détriment des équipes moins fortunées qui ne peuvent que constater,impuissantes, l'écart de plus en plus grand qui se creuse au fil des années par rapport aux équipes à gros budget. Il découle de cette situation un suspense de moins en moins intense. Les Yomiuri Giants ont une suprématie quasi-totale sur le base-ball japonais et leur victoire à chaque match ne fait quasiment jamais aucun doute. La quatrième victoire consécutive des "Giants" sur les Seibu Lions en 2002 lors des Japan series ont ainsi "blasé" les japonais qui s'attendaient à un match disputé mais qui n'a en fait été qu'à sens unique.
Pour remédier à cette situation, certains ont proposé un rééquilibrage des équipes notamment en réformant le système de recrutement, d'autres encore ont proposé de faire jouer des matchs entre équipes des deux divisions ou bien encore de créer un championnat asiatique de base-ball dans le but de redonner un coté attractif à ce sport. Dans tous les cas, les japonais semblent à l'heure actuelle avoir moins d'intérêt pour ce sport que jadis et nombreux sont ceux qui préfèrent suivre les match joués par leurs joueurs favoris évoluant aux Etats-Unis. De plus, si le Japon continue de se faire "piller" tous ses meilleurs éléments, le risque d'affaiblissement de la ligue professionnelle va devenir bien réel. Bref, à l'heure actuelle, le base-ball japonais semble entrer dans une période charnière de son histoire...
Ce dossier sur le base-ball au Japon se termine donc avec ce dernier article. J'espère que cela vous a plus autant que j'ai pris de plaisir à l'écrire.
Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à visiter ces sites très intéressants :
Nous avons donc vu que la Seconde Guerre mondiale a représenté un temps d'arrêt pour le base-ball japonais et qu'il a fallut attendre la période de l'occupation pour voir ce sport reprendre de plus belle.
En effet, dès cette période, on commença à construire de nouveaux stades en même temps que l'on rebâtissait un pays détruit par les bombardements. C'est dire l'amour que portait le Japon pour ce sport ! Ce phénomène s'accompagna à partir de 1950 de la création de deux fédérations : la Central League et la Pacific League qui comptaient et comptent encore aujourd'hui chacune six équipes. Le Japon était donc officiellement doté de deux ligues professionnelles. Le nom de chacune de ces douze équipes est choisi par les sociétés qui les sponsorisent. Ainsi donc, nous pouvons citer l'exemple des Yomiuri Giants qui appartiennent à un journal ou bien encore celui des Yakult Swallows qui sont la propriété d'une société spécialisée dans le yogourt. Fait étrange, ou bien logique selon comment on le perçoit, chaque équipe n'est pas identifiée à la ville où elle évolue mais plutôt à l'entreprise à laquelle elle appartient. Ainsi, si l'entreprise se délocalise pour aller s'installer dans une autre ville, c'est toute son équipe de base-ball qui déménage avec elle !
Des deux fédérations existantes, c'est sans nulle doute la Central League qui est la plus populaire. D'ailleurs, la présence des Yomiuri Giants dans cette-dernière n'est pas étranger à ce phénomène. Lorsque l'on voit le palmarès de cette équipe, il est facile de comprendre pourquoi elle compte tant de supporters. Elle a en effet fini à 33 reprises premières de sa fédération et remporté 16 fois les Japan series (c'est à dire la finale qui fait se rencontrer les vainqueurs des deux fédérations). Elle est de plus détentrice d'un remarquable record puisqu'elle peut se targuer d'avoir conservé son invincibilité neuf années de suite de 1965 à 1973. Les Yomiuri Giants déclenchent une telle passion parmi ses supporters que lorsque leur rival de Tokyo, les Yakult Swallows, ont pris la tête du championnat en 1978, il y eut une baisse, de courte durée certes, des ventes de yogourt "Yakult" dans tout l'archipel nippon.
C'est un fait, les japonais sont "accros" à ce sport et d'avril à octobre (période durant laquelle se joue la saison) ils ne ratent pas une miette de ce qui se passe lors des rencontres. Ce n'est pas moins de 15 millions de spectateurs qui viennent se masser à chaque saison dans les stades afin de pouvoir venir supporter leur équipe favorite. Les matchs sont également suivis par des millions de téléspectateurs et chaque matin de lendemain de recontre, c'est toujours le même rituel : il n'est pas rare en effet de voir des japonais partant au travail lire dans le journal les détails du match joué la veille. Les stars du yakyu sont de véritable dieux vivants au Japon et les supporters suivent avec attention les transferts effectués.
Supporters venant encourager les Yomiuri Giants au Tokyo Dome
Cependant, nous verrons dans le dernier article composant ce dossier sur le base-ball au Japon que l'importance que les supporters prêtent à leurs joueurs favoris peut porter préjudice à toute l'entreprise si des transferts inoppinés ont lieu.
S'il est un sport occidental faisant fureur au Japon hier et aujourd'hui, c'est bel et bien le base-ball. Ce dernier est tellement répandu au pays du soleil levant qu'il pourrait prétendre à être aussi populaire que le sumo, le sport national du pays. Mais comment le base-ball, appelé yakyû par les japonais, est-il arrivé sur l'archipel et comment a-t-il su conquérir le coeur de millions de personnes ?
Pour comprendre cet engouement, il faut remonter en 1873, date à laquelle ce sport fut introduit au Japon par un professeur américain. Cinq ans plus tard, en 1878, Hiroshi Hiraoka, un ingénieur en chemin de fer ayant effectué ses études aux Etats-Unis, prit l'initiative de créer ce qui allait devenir la première équipe de base-ball de l'histoire du Japon : le Shimbasji Athletic Club. Dès lors, les japonais, séduits par ce sport qui leur rappelait à bien des égards des valeurs propres à certains de leurs arts martiaux, commencèrent à fonder plusieurs clubs. Dès lors, la machine était en marche et très vite, c'est à dire à partir de 1912, ce sport fut enseigné dans les universités de Tokyo. Bien sûr, ce n'était que le début et les japonais n'en étaient encore qu'au stade de la découverte, mais ils démontraient déjà un certain talent dans ce sport. En effet, en 1896, une équipe constituée d'étudiants de l'université deTokyo rencontra en match amical une formation de joueurs américains vivants au Japon et les battirent, à la surprise générale, 29 à 4 !
Hiroshi Hiraoka
Il n'en fallu donc pas moins pour provoquer une ferveur générale et jusqu'aux années 1930, le Japon apprit à aimer et à se perfectionner dans ce sport. L'étape suivante fut accomplie en 1934, date à laquelle la première équipe professionnelle voyait le jour, j'ai nommé les Yomiuri Giants. Cet évènement marquait un tournant et témoignait l'intérêt toujours grandissant qu'exprimaient les japonais envers ce sport. Ensuite, un an plus tard, cette équipe nouvellement créée entama une tournée aux Etats-Unis où elle joua 102 matchs contre des équipes semi-professionnelles pour la plupart. Bien que les équipes affrontées étaient de faible niveaux, l'équipe japonaise remporta 93 rencontres.
Les Yomiuri Giants
Tout laissait donc croire qu'une généralisation des équipes professionnelles, ce qui rentrait somme toute dans le cours naturel des choses, allait avoir lieu. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale arriva et vint mettre un sérieux coup de frein au développement du base-ball, les hommes devant partir se battre tandis que les femmes devaient soutenir l'effort de guerre en travaillant. N'oublions pas non plus qu'à cette époque, le pays était dirigé par un gouvernement ultranationaliste qui rejetait tout ce qui venait d'occident. Le base-ball faisait donc logiquement partie de la liste noire de ces politiques du moment.
Nous pouvons donc sans trop de risques dire que le base-ball fut purement et simplement oublié par les japonais durant cette période et il fallut attendre la défaite de l'armée nippone puis la période de l'occupation américaine pour voir ce sport réapparaître dans l'archipel nippon.